Bien-être

Préménopause et ménopause : paroles d'experts

La préménopause et la ménopause s’accompagnent de nombreux changements hormonaux, physiques et émotionnels, parfois difficiles à décrypter. Fatigue, inconfort intime, sommeil perturbé ou variations d’humeur : comment mieux comprendre cette transition et l’accompagner concrètement au quotidien ? Pour faire le point, la chirurgienne intime et gynécologue esthétique Nadège Roquet et la diététicienne nutritionniste Claire Borwin partagent leur éclairage et leurs conseils pratiques pour vivre cette étape avec plus de confort et d’équilibre.

Préménopause et ménopause : paroles d'experts

On parle de plus en plus de préménopause et de ménopause, mais concrètement, qu’est-ce que c’est ? À quel moment commence cette transition hormonale ?

Nadège Roquet - La préménopause et la ménopause marquent des bouleversements hormonaux majeurs, étapes singulières dans la vie des femmes. 
C’est la diminution puis l’arrêt de la sécrétion des hormones féminines (notamment les oestrogènes) qui provoquent divers symptômes, souvent inconfortables, pour nombre de femmes. 

  • La ménopause est définie par l’arrêt des menstruations et est déclarée après 12 mois sans règle.
  • La préménopause est la période qui précède la cessation des règles. 

Le moment de survenue de cette transition hormonale est variable d’une femme à l’autre. Cependant il est établi que l’âge médian de début de la préménopause est de 47 ans, alors que celui de la ménopause est de 51 ans.

D’un point de vue métabolique et nutritionnel, que change cette baisse hormonale dans le corps des femmes ?

Claire Borwin - La baisse des œstrogènes modifie profondément l’équilibre métabolique.
On observe une redistribution des graisses vers la zone abdominale, une diminution progressive de la masse musculaire et une baisse de la sensibilité à l’insuline. Le métabolisme devient plus économe, mais aussi plus inflammatoire. 
Concrètement, cela peut se traduire par :

  • une prise de poids “inexpliquée”, surtout au niveau du ventre
  • des fringales plus marquées
  • une fatigue plus persistante
  • des troubles digestifs
  • une récupération plus lente

La chute hormonale influence aussi le microbiote intestinal, or celui-ci participe à la régulation des œstrogènes via ce qu’on appelle l’estrobolome. Lorsque le microbiote est déséquilibré, certains symptômes peuvent être amplifiés : troubles digestifs, inflammation, variations d’humeur, troubles cutanés.

La préménopause est donc une période clé pour soutenir le métabolisme, préserver la masse musculaire et stabiliser la glycémie.

Quels sont les premiers signes de la préménopause que les femmes interprètent mal ou ne relient pas aux hormones ?

Nadège Roquet - Bien entendu, les premiers signes observés se manifestent par  un dérèglement des menstruations. Les cycles peuvent alors se rapprocher, donnant l’impression que les règles surviennent deux fois par mois. A l’inverse ils peuvent s’espacer créant des cycles très longs, avec des interruptions de deux ou trois  mois, puis des saignements plus importants que d’habitude.

Le sommeil est souvent altéré : difficultés d’endormissement, insomnies, réveils nocturnes. Ces troubles entraînent un sentiment  d’épuisement, de fatigue chronique.
Le retentissement sur l’humeur va être une forme d'abattement, une sensation de “déprime”, des sautes d’humeur, une certaine anxiété.

L’ensemble de ces symptômes peut avoir un retentissement sur la libido  et la confiance en soi, parfois aggravé par la prise de poids.

Ces symptômes sont souvent mal identifiés, voire minimisés par les femmes elles-mêmes, habituées à "faire avec". Leur entourage, et même le corps médical, tendent à les négliger en remettant en cause leur lien avec les bouleversements hormonaux. On préfère alors attribuer le brouillard intellectuel et le mal-être au surmenage ou à un état dépressif.

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes que vous observez chez vos patientes à cette période ?

Claire Borwin - La première erreur est de penser qu’il faut manger moins. Beaucoup de femmes réduisent drastiquement leurs apports face à la prise de poids. Or, en préménopause, sous-alimenter le corps accentue la perte musculaire et ralentit encore davantage le métabolisme. À l’inverse, certaines compensent la fatigue par des sucres rapides, ce qui entretient les variations glycémiques et les fringales.

Autre erreur fréquente : arrêter totalement le sport ou, au contraire, multiplier les séances de cardio intensif sans intégrer de renforcement musculaire. À cette période, le muscle devient un véritable organe métabolique stratégique. 
Je vois aussi beaucoup d’automédication ou de banalisation des symptômes. Fatigue chronique, troubles du sommeil, irritabilité : ce ne sont pas “des caprices hormonaux”, mais des signaux à écouter.

Enfin, négliger le sommeil est une erreur majeure. Le manque de sommeil amplifie la résistance à l’insuline, la prise de poids abdominale et l’inflammation.

Pourquoi est-il important d’adapter son mode de vie aussi bien dès la préménopause qu’une fois la ménopause installée ?

Nadège Roquet - La préménopause et la ménopause ne sont pas seulement des étapes hormonales, ce sont de véritables tournants biologiques. Pour rester en  bonne santé et vivre sereinement ces étapes, il faut s’y préparer. 

Pendant toute leur vie génitale, les femmes bénéficient d’un atout majeur : les œstrogènes. Ces hormones ne régulent pas uniquement le cycle, elles protègent activement le cœur, les vaisseaux, les os, le cerveau et participent à l’équilibre métabolique global. Lorsque la production d’œstrogènes diminue, cette protection s’atténue progressivement.

Le cœur : un changement de paradigme

Avant la ménopause, les femmes présentent un risque cardiovasculaire inférieur à celui des hommes du même âge. Les œstrogènes ont un effet protecteur sur les artères, le cholestérol et la fonction vasculaire. Après la ménopause, ce risque rejoint celui des hommes.
Il devient donc essentiel d’agir :

  • Activité physique régulière (cardio + renforcement musculaire)
  • Alimentation anti-inflammatoire riche en fibres, oméga-3, légumes et protéines de qualité
  • Réduction du sucre et des aliments ultra-transformés

La prévention cardiovasculaire féminine commence à la préménopause et non dix ans plus tard.

Les os : prévenir la déminéralisation

La carence en œstrogènes accélère la perte de densité minérale osseuse. C’est un phénomène physiologique, mais pas une fatalité. Sans prévention, le risque d’ostéoporose et de fractures augmente.

Les piliers sont clairs :

  • Apports suffisants en calcium (alimentation + supplémentation si nécessaire)
  • Vitamine D adaptée
  • Activité physique en charge : marche dynamique, musculation, Pilates, exercices avec résistance

Pourquoi le renforcement musculaire est-il si important ? Parce que la traction des muscles sur l’os stimule la formation osseuse. Un os sollicité devient plus solide. L’inactivité, au contraire, accélère sa fragilisation.

Le cerveau et la qualité de vie

Les œstrogènes jouent aussi un rôle dans la mémoire, la concentration, l’humeur et le sommeil. Leur diminution peut s’accompagner de troubles cognitifs légers, d’irritabilité, de fatigue ou de troubles du sommeil.

Là encore, le mode de vie influence énormément l’évolution :

  • Activité physique régulière (véritable “neuro-protecteur”)
  • Apports suffisants en protéines
  • Gestion du stress
  • Sommeil optimisé

Agir tôt change tout

La préménopause est une fenêtre d’opportunité. C’est le moment idéal pour mettre en place des habitudes protectrices qui feront la différence dix ou vingt ans plus tard.
Adapter son mode de vie ne signifie pas se restreindre, cela signifie comprendre son corps, anticiper, et reprendre le contrôle de sa trajectoire santé.
La ménopause n’est pas une fin. C’est une transition qui nécessite une stratégie. Et la prévention, en santé féminine, est une forme d’empowerment.

Comment faire évoluer son alimentation pour répondre aux nouveaux besoins du corps ? 

Claire Borwin - Il ne s’agit pas de faire un régime, mais d’adapter sa stratégie nutritionnelle.

Première priorité : les protéines.

Avec l’âge et la baisse hormonale, les besoins relatifs augmentent pour préserver la masse musculaire. Il est essentiel d’en répartir à chaque repas.
 
Deuxième axe : stabiliser la glycémie.

On associe systématiquement fibres, protéines et bonnes graisses pour éviter les pics de sucre responsables des fringales et du stockage abdominal.
 
Troisième point : soutenir la densité osseuse.

Apports suffisants en calcium via l’alimentation, vitamine D adaptée, activité physique en charge.
 
Quatrième levier : réduire l’inflammation.

Moins d’aliments ultra-transformés, plus de végétaux variés, d’oméga-3, d’épices comme le curcuma, de polyphénols.
 
Et surtout, se faire accompagner. Chaque femme traverse cette transition différemment. Un suivi personnalisé permet d’éviter les restrictions inutiles et de travailler de manière ciblée.

Quelles solutions concrètes existe-il aujourd’hui ?

Nadège Roquet - Les compléments alimentaires sont une aide précieuse pour passer ces moments délicats et prévenir ou améliorer les symptômes. 
Le collagène est intéressant pour la peau et les articulations. Le calcium pour prévenir la déminéralisation osseuse.

Plus localement, au niveau de l'intimité, il ne faut pas négliger les symptômes de sécheresse vaginale et les douleurs pendant les rapports. Des traitements pérennes et efficaces sont à notre disposition : par exemple les injections d'acide hyaluronique (totalement indolores), le laser vulvaire et vaginal. Il est important de prendre en charge ces symptômes car il n'est aucunement normal d’avoir mal. Les femmes n’ont pas à s’y habituer ou à faire avec. L’épanouissement sexuel est un droit, et constitue un élément essentiel à la santé, au bien-être et à la vie de couple.

Le traitement hormonal a retrouvé ses lettres de noblesse depuis quelques semaines aux Etat-Unis. L’impact sur sa prescription en France avait été catastrophique avec un refus de prescription par les médecins et refus par des patientes, par crainte, alors qu’elles n’avaient pas de contre-indications. Le traitement “à la française” a toujours été sûr et bien surveillé. La supplémentation en œstrogènes permet de réduire le risque cardiovasculaire et exerce un effet protecteur sur les os, la peau, la libido et, plus largement, sur le bien-être physique et psychique. Bien entendu, la balance bénéfice/risque demeure le critère déterminant pour l’instauration du traitement. Toutefois, les patientes qui en bénéficient ressentent un réel soulagement et une disparition, des symptômes gênants.

En quoi M-Balance+ est-il particulièrement indiqué pour accompagner cette transition hormonale ? 

Claire Borwin - Ce qui m’intéresse dans cette formule, c’est son approche globale.
La transition hormonale ne se résume pas aux bouffées de chaleur. Elle implique le stress, le sommeil, l’inflammation, l’équilibre émotionnel et parfois la prise de poids.

La présence d’actifs comme l’ashwagandha ou le safran peut contribuer à moduler la réponse au stress et à soutenir l’humeur. Le magnésium, associé à la vitamine B6, participe à la détente neuromusculaire et au sommeil. L’intérêt d’une formule bien pensée est d’agir sur plusieurs axes simultanément plutôt que de cibler un seul symptôme.

Bien sûr, un complément ne remplace pas une alimentation adaptée ni un mode de vie cohérent. Mais intégré dans une stratégie globale, il peut constituer un soutien pertinent.

Nadège Roquet - L'intérêt de M-Balance+ est qu’il s’agit d’une formule nouvelle, qui se différencie des autres compléments qui sont très focalisés sur les troubles climatériques comme les bouffées de chaleur (onagre, bourrache.) L’axe de traitement adopté est innovant  par ses qualités antioxydantes.

Les compléments alimentaires vont être une aide précieuse pour diminuer l'intensité des symptômes. Certaines molécules vont permettre une régulation de l'humeur et diminuer l'irritabilité, diminuer le stress et le cortisol. C'est le cas de l'Ashwagandha,  du safran et du magnésium. Ils ont également une action bénéfique sur le  sommeil, en particulier l'endormissement. 

Certaines molécules aident à réguler le confort hormonal en cette période de montagnes russes: le yam par exemple.
La vitamine B6 permet une meilleure absorption du  magnésium et potentialise ses effets en particulier sur le stress et la détente musculaire (crampes)

Si vous deviez donner un seul conseil aux femmes qui entrent dans cette phase de transition, lequel serait-il ?

Nadège Roquet - Acceptez qu’il s'agit d’une transformation inévitable, préparez-la, anticipez-la pour la vivre  le plus sereinement possible. Adoptez les bons changements pour rester en bonne santé.

Claire Borwin - Ne la subissez pas, comprenez-la. La ménopause n’est pas une fin, c’est une nouvelle physiologie. Et toute nouvelle physiologie demande une nouvelle stratégie.
 C’est le moment idéal pour renforcer son corps, stabiliser son métabolisme, protéger son cœur, ses os, son cerveau. Plus on agit tôt, plus on transforme cette période en opportunité de solidité et de maturité métabolique. La prévention, en santé féminine, est une forme d’autonomie.

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