Bien-être

Ménopause et prise de poids : ce n’est pas une fatalité

La ménopause est une phase de transition profonde où le corps semble parfois suivre ses propres règles. Ce sentiment de ne plus tout à fait reconnaître sa silhouette, de voir ses vêtements serrés ou de constater une nouvelle répartition des graisses peut être déstabilisant. Pourtant, ce phénomène n’est pas une fatalité liée à l'âge, mais une réponse biologique complexe. La fluctuation hormonale dans le corps induit une prise de poids physiologique, avec l'accumulation de graisses localisées au niveau du ventre et de la taille. Le fait de le savoir permet d'anticiper ce changement naturel de votre corps et de l’accompagner au mieux, en adaptant votre mode de vie sans tout bousculer.

Ménopause et prise de poids : ce n’est pas une fatalité

Pourquoi prend-on du poids à la ménopause ?

Pourquoi ce changement de métabolisme ? Ce n’est pas qu’une question de calories, mais le résultat d'un bouleversement interne global : la chute des œstrogènes favorise le stockage abdominal, tandis que la fonte musculaire naturelle ralentit le métabolisme de base. 

"Au moment de la ménopause, on observe une prise de poids chez un grand nombre de femmes, mais pas toutes, indique le Dr Nadège Roquet, gynécologue obstétricienne. Il y a autant de ménopauses que de femmes !

La ménopause marque l'arrêt définitif de l'activité des ovaires. Cette transition, souvent précédée par la périménopause(période d'irrégularité hormonale), bouleverse l'équilibre des hormones sexuelles (œstrogènes et progestérone) et engendre différents phénomènes physiologiques à l’origine d’une modification profonde du métabolisme et de la prise de poids.

Le mécanisme hormonal et métabolique

Cette prise de poids est multifactorielle mais la cause principale est la baisse de production des œstrogènes qui impacte le système endocrinien dans son ensemble. Le métabolisme basal diminue donc : comme on brûle moins, si on ne diminue pas l'apport calorique, on stocke davantage les graisses.”

Lorsque la sécrétion hormonale chute, le corps subit une véritable redistribution des graisses. Sous l'influence de la testostérone (qui reste présente) et de la chute des œstrogènes, les graisses migrent des hanches vers l'abdomen. C'est le passage d'une silhouette gynoïde à une répartition androïde.

La rétention d'eau et la circulation

La prise de graisse est concentrée sur le ventre, seule zone touchée. En revanche, certaines femmes ont l'impression de “s'épaissir de partout”. En cause ? La rétention d'eau. Les fluctuations hormonales et le ralentissement circulatoire (sanguin et lymphatique) perturbent l'équilibre hydrique. Il est crucial de différencier la prise de masse graisseuse de la rétention d'eau. Pour soutenir l'élimination, une hydratation de 1,5L d'eau par jour est le premier réflexe à adopter pour drainer l'organisme.

Une diminution de la masse musculaire

Avec les années et la baisse hormonale, le corps subit une fonte musculaire naturelle appelée sarcopénie. Le muscle étant le tissu le plus énergivore, sa diminution réduit votre capacité à brûler des calories au repos. Ce ralentissement du métabolisme favorise mécaniquement le stockage des kilos.

Le stress chronique

Le stress chronique, fréquent durant cette période de vie, stimule les glandes surrénales qui sécrètent du cortisol. Cette hormone est directement liée au stockage des graisses viscérales. Gérer son stress n'est donc pas qu'une question de confort, c'est un levier métabolique !

Les troubles du sommeil

Les nuits perturbées par les bouffées de chaleur ou les insomnies rompent l'équilibre entre la ghréline (hormone de la faim) et la leptine (hormone de la satiété). Ce dérèglement pousse l'organisme vers des fringales sucrées et augmente l'appétit de manière significative.

Dit ainsi ça n'est pas réjouissant, mais en le sachant, on peut prévenir tout cela !”, tient à rassurer le médecin.

Pourquoi le ventre et la taille sont plus concernés ?

La localisation de la prise de graisse sur le ventre s'explique par les changements hormonaux. La synthèse d'œstrogènes et de progestérone favorise le stockage au niveau de la culotte de cheval avant la ménopause. À la chute de ces taux, l'activité de la lipoprotéine lipase (LPL) se modifie : les adipocytes ont alors tendance à se concentrer au niveau du ventre. C’est cette bascule hormonale qui explique la modification de la silhouette.

Pourquoi veiller à son microbiote intestinal au moment de la ménopause ?

L’un des facteurs aggravants de la prise de poids est le déséquilibre du microbiote. Une dysbiose rend la digestion difficile, diminue la sensibilité à l'insuline et augmente l'appétit.”

Une flore intestinale en bonne santé aide à perdre du poids ou à éviter d’en prendre.  “L'intestin est notre deuxième cerveau et participe de l'équilibre émotionnel et psychique. Laisser s'installer une dysbiose met l'équilibre émotionnel en péril alors qu'il est déjà chamboulé par les bouleversements hormonaux (et leurs symptômes) et par la modification de la silhouette.”

Plusieurs mécanismes entrent en jeu : 

- Un microbiote bien diversifié améliore la digestion et l'absorption des aliments et leurs nutriments.
- Les bactéries intestinales digèrent les fibres alimentaires et produisent des "post-biotiques" qui influencent le métabolisme et réduisent le stockage des graisses.
- Elles maintiennent et améliorent la sensibilité à l'insuline.
- Elles modulent la production d'hormones comme la leptine, la ghréline ou la protéine PYY, pour réduire la faim et faire durer la sensation de satiété.
- Elles produisent des acides gras à chaîne courte qui influencent l'appétit et les dépenses caloriques.
- Elles réduisent l'absorption des graisses et leur stockage dans le corps.


Les compléments alimentaires pour accompagner la ménopause

Face à ces bouleversements, une approche globale s'impose comme la stratégie la plus pérenne. L'objectif n'est pas simplement de "maigrir", mais de rétablir un équilibre métabolique global. Cela commence par le soin du microbiote : une cure de probiotiques est essentielle pour assainir la flore intestinale, optimiser la digestion et réduire durablement les ballonnements.

Les fluctuations hormonales qui accompagnent la périménopause et la ménopause peuvent aussi impacter l’équilibre émotionnel, le système nerveux, le sommeil et l’énergie. Pour agir au cœur du déséquilibre hormonal, nous avons conçu M-Balance+ : ce complexe innovant associe des plantes adaptogènes comme l'ashwagandha à des actifs ciblés comme le safran pour réguler les variations d'humeur, la qualité du sommeil et le métabolisme des graisses. En stabilisant votre climat hormonal, il aide à limiter le stockage abdominal. 

Enfin, pour soutenir l'architecture de la peau, la prise quotidienne de collagène en poudre est une alliée précieuse. En compensant la chute naturelle de cette protéine, elle aide à maintenir la fermeté et l'élasticité cutanée, évitant ainsi le relâchement lié aux fluctuations de poids.

Par ailleurs, les bouleversements hormonaux de la ménopause provoquent des modifications de l'aspect de la peau. Les œstrogènes ont un effet de stimulation de la synthèse du collagène et de l'élastine, qui sont les éléments qui donnent un aspect de bonne santé, pulpeux et rebondi de la peau. Ils favorisent également la production d'acide hyaluronique qui permet la bonne hydratation. La prise quotidienne de collagène permet de compenser au moins en partie cette diminution et de conserver une peau la plus élastique possible.

Les 9 conseils du Dr Nadège Roquet pour garder la ligne

  • Prendre soin de sa flore intestinale avec des probiotiques.
  • Adapter son assiette pour accompagner l’évolution de ses besoins métaboliques
  • Limiter les sucres qui ont un effet oxydatif ainsi que les boissons alcoolisées très sucrées. Astuce : pour celles qui aiment la bière et son goût fermenté, on peut la remplacer par du Kombucha.
  • Augmenter considérablement la part des protéines afin de compenser la fonte musculaire, en mettant au menu davantage de protéines végétales issues des légumineuses telles que lentilles, pois chiche… Privilégier aussi les fibres et les légumes.
  • Opter de préférence pour un petit déjeuner salé et protéiné avec de l'œuf, du jambon. Besoin d'inspiration ? Le livre de recettes Le Pouvoir de l’Assiette de Mathilde Lacombe, pourrait vous être très utile.
  • Adopter une activité sportive régulière avec un travail d'endurance mais aussi un travail musculaire afin de renforcer les os et d’augmenter le métabolisme basal.
  • N'hésitez pas à utiliser des poids comme des haltères ou des bracelets de cheville pour augmentation sa masse musculaire. Pendant, buvez de l'eau enrichie en électrolytes pour assurer une bonne hydratation et un drainage optimal. A l’issue de la séance, n’oubliez pas votre boisson au Collagène marin pour favoriser la récupération et un meilleur confort articulaire.
  • Ne pas hésiter à se faire aider d'une nutritionniste ou micro-nutritionniste surtout si les kilos sont déjà installés.
  • Prendre soin de son sommeil en utilisant la brume apaisante Sleep & Glow ou le complément alimentaire M-Balance+, formulé à base de safran et d’ashwagandha, dont l’efficacité sur le sommeil est cliniquement prouvée.
  • Prendre soin de sa peau grâce à une cure de collagène marin, qui agit sur l’hydratation, l’éclat, la fermeté et même les rides et ridules. 


La ménopause est une transition naturelle qui demande simplement une nouvelle écoute de soi. Plutôt que de combattre les changements, nous vous encourageons à voir cette période comme une opportunité de prendre soin de vous avec une approche plus experte et globale : “L’acceptation de la situation est capitale. Cette période est un moment délicat qui finit toujours par s’équilibrer.

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