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Barbara de Baudry d’Asson

Maman de 3 garçons et fondatrice d’Union School, Barbara de Baudry d’Asson revient sur son parcours.

 

Peux-tu te présenter ?

Maman danoise, père autodidacte. J’en parle car je suis encore aujourd’hui inspirée par leurs deux parcours. Ma mère a quitté le Danemark pour la France par amour, elle avait 20 ans. J’adorais l’entendre parler danois. Je ne le parle pas mais suis capable de le reconnaître immédiatement lorsque j’entends une conversation en danois à côté de moi. Elle nous a transmis sa culture. Mon père est issu d’un milieu très modeste. Le chemin qu’il a parcouru est admirable. 

J’ai été élevée en province, scolarisée dans une toute petite école de campagne géniale – nous étions 2 dans ma classe ! – baccalauréat, puis Paris et la prépa. Hypokhâgne. Bifurcation vers le droit, les grands cabinets français et anglo-saxons pendant plus de 15 ans. Parallèlement, je deviens maman, 3 garçons qui ont aujourd’hui 13, 15 et 17 ans. Je me passionne pour l’éducation, qu’apprend-t-on à l’école aujourd’hui, de quelle manière, comment fait-on ailleurs ? La question de que recouvre ‘l’intelligence’ m’a par ailleurs toujours hautement intéressée. L’idée de créer une école extraordinaire pour les enfants s’est progressivement imposée à moi.

Union School, école maternelle et élémentaire bilingue, et bien plus que cela, ouvrira ses portes dans le 16ème arrondissement à Paris en 2022. Elle accueillera 20 élèves par niveau de la toute petite section jusqu’au CM2. Les inscriptions ouvrent en septembre. 

Une manière différente de me présenter eut été de dire que j’adore lire, boire un verre de bon vin, nager dans la mer, fredonner en écoutant de la musique – je suis nulle pour retenir les paroles – que j’aime les longues conversations à deux, les langoustines mayonnaise, le Paris-Brest que mon oncle réussissait à merveille, les couleurs, tailler les rosiers, la mode, les grandes tablées d’été, mes fils et les amis de mes fils, être seule aussi, l’odeur de l’herbe qui vient d’être tondue, la lumière chaude, le feu, courir, transpirer pendant l’effort, que j’aime apprendre quelque chose de nouveau chaque jour, comprendre, découvrir, que j’aime beaucoup la différence, la menthe et l’estragon, admirer, la liberté, mes amies, mes amis, les histoires d’amour, les exploits, la bienveillance, mon scooter électrique, l’enfance et son monde, l’Histoire.

Comment te définirais-tu en 3 mots ?

Passionnée, dynamique, maternelle.

Il me semble nécessaire d’ajouter impatiente, exigeante et donc parfois trop évidemment, peu fan du grain de sable. 

 

Qu’est-ce qui te fait te sentir femme ?

Les attentions des hommes.

 

À quoi ressemble une journée dans ta peau ? 

Petit déjeuner ultra rapide avec mes fils avant de partir courir seule ou avec une amie chère. Douche rapide également et je monte dans mon bureau aménagé sous les toits de l’immeuble dans lequel nous habitons. Ce sont ensuite les rdv téléphoniques et physiques qui s’enchaînent pour Union School. J’ai l’immense chance d’être entourée de 4 femmes extraordinaires. Chacune a une mission précise : le recrutement, l’éducation au développement durable et à la solidarité, la composition de notre Collège d’Experts, l’aménagement et l’organisation matérielle de l’école. Nous échangeons très régulièrement et décidons. Je m’occupe par ailleurs du juridique, des volets immobilier, financier, et communication. Je suis également en lien quasi quotidien avec notre Directeur ultra expérimenté et extrêmement sympathique . Nous introduisons tellement d’activités géniales dans le parcours éducatif que nous allons proposer que les emplois du temps sont devenus un casse-tête. A piece of cake m’avait-il dit ! Je crois qu’il s’arrache les cheveux. 

Je passe à l’heure du déjeuner faire un coucou aux multiples ados qui déjeunent quotidiennement à la maison. Nous habitons à côté de leur école.

Je descends ou rentre vers 19H30/20H pour préparer le dîner que nous partageons tous ensemble. Un peu de lecture, un bon film ou une série et au lit ! Dans la semaine, j’introduis aussi systématiquement des moments bien-être/beauté/culture. 

 

Quelle est ta plus grande fierté ? 

J’en ai deux. Mes fils et la relation que j’ai avec eux. D’infinie confiance. 

Union School. J’en ai eu l’idée en courant et j’ai immédiatement su que j’irai jusqu’au bout. Je suis partie d’une feuille blanche et suis sortie de toutes mes zones de confort. 

Je suis aujourd’hui immensément fière du travail accompli, de l’équipe de femmes fantastiques avec laquelle je travaille au quotidien. Nous y avons adjoint des hommes, fantastiques eux aussi ! Je suis impressionnée par la puissance de ce groupe. Je suis fière de notre ambition et de l’énergie que nous déployons pour créer un parcours éducatif exceptionnel pour les enfants. C’est en particulier la première fois que l’un des deux laboratoires français les plus prestigieux en sciences cognitives de l’éducation – le LaPsyDé – CNRS La Sorbonne – accepte de travailler avec une école privée. Nous aurons également un potager dans lequel nos élèves participeront à des ateliers d’éducation au développement durable. Chaque enseignant pourra y faire classe s’il le souhaite évidemment. Nos élèves vont apprendre à chanter, danser, coder, faire de la philosophie et j’en passe. Consacreront un temps hebdomadaire au grand projet solidaire qui engagera toute l’école. Au-delà de devenir de vrais bilingues puisqu’ils parleront anglais 17h30 par semaine ! 

Et puis, nous allons également accueillir gratuitement chaque mois de juillet 150 enfants de Grande Section et CP, issus de milieux défavorisés et en difficulté d’apprentissage de la lecture, la lecture étant prédictive de la réussite scolaire. Là encore, c’est inédit et nous espérons être imités. 

Nous avons encore de nombreux projets tenus secrets.

Une anecdote de ta vie qui t’a fait avancer ?

Au moment de présenter mon dossier pour entrer en hypokhâgne, et alors que naturellement pour moi, j’avais sollicité mon admission au Mans, la grande ville la plus proche, une amie de ma mère m’a dit que je devais absolument présenter les parisiennes. C’est grâce à elle que je l’ai fait. J’ai en définitive été admise à Henri IV. 

Venir à Paris a radicalement changé ma vie. J’ai très souvent pensé à cette femme en me disant que je lui devais beaucoup. C’est pendant le confinement que j’ai pris la plume pour le lui écrire et la remercier. 

J’espère avoir moi aussi contribué à ce que quelques-unes des jeunes femmes que j’ai côtoyées et qui m’apparaissaient en deçà de leur potentiel, par manque de confiance, se déploient plus et mieux. 

 

Quel est ton rapport à ton corps et ton esprit ? 

Ma vie m’a amenée très jeune à questionner la relation entre les émotions et le corps. Quelle émotion ? Quel organe est touché ? 

La psychologie m’a toujours intéressée. Avec le temps, ce sont également la psychogénéalogie et l’épigénétique qui me fascinent. Comme j’aime profondément la vie, que je veux vivre jusqu’à 100 ans en dansant, que je suis plutôt intense en terme d’émotions, je m’attache à prévenir.

Je vois donc régulièrement quelques personnes précieuses qui s’assurent que je ne fabrique pas de vilains nœuds de blocage.

 

Qu’est-ce qui te booste au quotidien quand tu ne te sens pas bien ? 

Le sport, j’en ai absolument besoin. J’aime courir. Depuis longtemps. Je prends mes baskets, c’est si simple, et j’écoute un podcast de philo sur le thème qui me préoccupe, une interview de quelqu’un qui m’intéresse ou que je ne connais pas du tout, de la musique à fond. Je déteste lorsqu’Apple me signale que j’ai mis le son trop longtemps trop fort. 

 

Quels sont les rituels beauté et bien-être dont tu ne pourrais plus te passer ou que tu pratiques tous les jours ? / Gardes-tu des rituels beauté transmis par tes proches durant ton enfance ? 

Je nettoie scrupuleusement ma peau chaque soir avec un démaquillant moussant à l’eau. Je ne suis pas du tout fan des laits. Je me maquille très peu mais j’aime absolument avoir les mains manucurées et les ongles vernis. 

De ma mère, j’ai appris que pour revigorer des cheveux secs, rien ne vaut l’huile d’olive avec un peu de jaune d’œuf. Une serviette sur la tête toute la journée et le tour est joué.

Si tu devais garder un seul produit de beauté dans ton vanity ? (crème, sérum, huile, contour des yeux etc…)

Ma crème Hydranorme de La Roche Posay. J’en ai plusieurs tubes un peu partout, dans mes tiroirs de bureau, mon sac, mes poches de manteaux. J’achète le stock de la pharmacie en général. Cela depuis 30 ans. 


Ton produit Aime favori et pourquoi ? 

Omega Glow car c’est une huile et que tu peux cuisiner avec ! J’aime beaucoup aussi le Sleep and Glow Brume de Sommeil. L’odeur est très agréable et si apaisante. J’ajoute le Matcha Glow, que je prends avec de l’eau chaude le matin. Pour le collagène. 


As-tu des lectures à recommander ? 

Beaucoup ! Parmi les derniers livres qui m’ont marquée, le premier qui me vient à l’esprit est celui de Camille de Toledo, ‘Thésée, sa vie nouvelle’. De la très belle littérature et un récit d’une profondeur inouïe. Un livre pour la vie en ce qui me concerne. 

Cet été, j’ai adoré lire le Goncourt 2020 ‘L’anomalie’ d’Hervé Le Tellier. Tellement inattendu pour un Goncourt, presque un polar. L’alliance entre le linguiste qu’il est et le mathématicien qu’il est aussi donne ce résultat étonnant et réjouissant ! 

‘Le coût de la vie’ de Déborah Lévy. Un extrait ? ‘Arracher le papier peint de ce conte de fées qu’est la maison familiale où le confort et le bonheur des hommes et des enfants ont été prioritaires, c’est trouver en dessous une femme épuisée, qui ne reçoit ni remerciements ni amour et qu’on néglige. Il faut de l’habileté, du temps, de la dévotion et de l’empathie pour fonder un foyer qui fonctionne et dans lequel tout le monde se sent bien. C’est surtout un acte d’une générosité immense que d’être l’architecte du bien-être de tous les autres. Beaucoup de gens pensent encore que cette tâche revient aux femmes. ‘

Enfin, me vient à l’esprit ‘Loving Franck’ de Nancy Horan, que j’avais beaucoup aimé aussi. Une partie de la vie, dramatique, de Frank Lloyd Wright, à qui l’on doit notamment l’architecture du musée Guggenheim de New York. 


Des adresses food / sport / lifestyle ?

Septime, incontournable. Toujours aussi bon.  

Shabour, je suis dingue de nourriture israélienne ! Je viens de lire dans Elle que le trio à sa tête ouvre prochainement Tekes. Je vais m’y précipiter !

Je ne suis pas encore allée goûter la cuisine de Mory Sacko. Cela devrait être réparé très vite.


Quel est ton plaisir coupable ? 

Pas de culpabilité lorsque l’on parle plaisir.

Quelle est ta madeleine de Proust ? 

Les bougies. Tous les matins de mon enfance, j’ai vu une bougie allumée sur la table du petit-déjeuner et du dîner. J’allume les miennes chaque jour lorsque je suis chez moi. Au restaurant, gare à celui qui oublierait d’allumer celle qui se trouve sur ma table. 

Le parfum de ma mère, disons les 2 parfums de ma mère. Calèche et Shalimar. Que je ne porte pas.

ABBA, les Symphonies de Beethoven et Carmina Burana. Ce que nous écoutions très souvent dans la voiture lorsque nous rentrions de l’école. 

 

Comment définirais-tu ta vision du monde d’aujourd’hui ? 

Optimiste. Je mesure les enjeux écologiques, sociétaux, politiques qui sont les nôtres et pourtant je n’arrive pas à être pessimiste pour mes/nos enfants. J’ai confiance en leur capacité à inventer, à s’adapter, en leur énergie. J’ai la chance de côtoyer nombre de trentenaires et je suis bluffée par leurs valeurs et leur éthique de travail. J’ai également la chance de côtoyer nombre d’adolescents. Je les trouve réjouissants, concernés, intéressés et intéressants.  

 

Que dirais-tu à la toi d’il y a 20 ans ? 

Aie confiance en toi. Ose, fonce ! N’aie pas peur.

 

Quel est ton mantra ? 

Liberté, liberté, liberté. 

 

Tes projets pour la suite ?

Ouvrir d’autres Union School ! Me classer 15/3 au tennis.

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